la transparence du coeur

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zac
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la transparence du coeur

Messagepar zac » 19 mars 2009, 11:59

C'est un texte assez vieux maintenant puisque je l'ai rédigé en février 09 - il ne demande pas trop d'effort à saisir, quoique, alors n'hésitez pas à m'indiquer vos remarques... :D Bonne lecture.

La vie est comme une multitude de bulles à la rencontre les unes des autres. Parfois quelques-unes d’entre elles se réunissent pour former une bulle plus importante, indissociable, entière, unie, pour grandir ensemble ; parfois, des bulles se touchent une à une, en un instant qui se compte en jours, en mois, en années ; et puis, à un moment donnée, pour je ne sais quelle raison, elles se séparent et s’envolent à nouveau pour aller plus haut ou plus bas, plus loin ou plus près. Se peut-il qu’elles tentent de rencontrer de nouvelles bulles qui acceptent de n’en former qu’une seule, sans que les unes ou les autres n’aient enfin plus aucun intérêt à se compléter ?

Je compte parmi ces bulles-là. C’est peut être une bulle d’utopie mais c’est ma sphère à travers laquelle s’incarne mon idéal. Je n’ai pas cherché à être de ces bulles-là, mais c’est ce que j’ai finalement compris. Je n’ai plus à m’en excuser, à m’en plaindre : c’est ainsi. C’est le contexte de ma bulle. J’ai connu beaucoup de bulles, de formes, de couleurs, de sentiments différents. J’ai connu la joie de ces rencontres. Et aussi beaucoup de déception. A chaque fois, le déchirement d’une séparation m’est toujours aussi pénible. Une part de moi s’attache naturellement à l’autre, cette part qu’on nomme “amour”, ”amitié”, parce que cela me semble suffisant pour vivre ma réalité. J’ai été longtemps une bulle hantée de questions qui ne trouvaient aucune réponse dans les explications émises ou imposées par d’autres bulles. Fallait-il que je comprenne par moi-même la raison de ma quête ? C’est sans nul doute une quête d’identité ! Il s’agirait simplement de trouver sa place parmi cette multitude de bulles, de ne plus chercher à toucher l’Intouchable, de ne plus espérer vivre l’Idéal et son chapelet de fausses vérités. Ce serait prendre conscience du contenu du bocal qui nous montre jour après jour l’incroyable limite de la pensée.

Alors que dire à propos de ces bulles énormes, sinon qu’elles ont trouvé un point commun à leur union, un idéal commun, un intérêt commun, un début et une fin. Si ce bonheur était sans évoque comment se fait il qu’il n’y ait pas plus de bulles qui s’intègrent à cet idéal ? Et pourquoi ces bulles-là ne se mêlent manifestement pas aux autres bulles de même taille ? J’ai compris que la plupart du temps, les bulles se réunissent en familles, de pensées, de conviction ou par stratégie. Elles peuvent même former une bulle d’importance où la rivalité, le défit, l’intérêt à soi, sont soigneusement dissimulés à l’autre, maîtrisant avec maestria, le pic du langage, de la trahison et de la fausse amitié. J’ai approché aussi cette sphère, mais ce qu’elle m’offrait n’était pas ce que mon cœur éprouvait. Dans ce monde de bulles, il est normal que le mécontentement apparaissent plus fort chaque jour. Chacune d’entre elles craint d’éclater, de se perdre ou d’être rejeté. Mais dès qu’elle arrive à se mouvoir, la bulle ne craint plus la liberté, vit son indépendance, sa solitude et sa Quête. En amour.

En même temps, il est important de vivre des expériences pour trouver sa place au milieu de tout ce bouillonnement. C’est pourquoi, je suppose, que je suis soumis à la pression de ce tumulte. Qu’une bulle me touche et, le temps et le contact aidant, il arrive inévitablement un jour où, par la multitude d’indices que clarifie progressivement l’intention du rapprochement, nos bulles se trouvent devant l’obligation de se séparer. J’aimerai tant qu’il en soit autrement. C’est comme si chaque propos, action, du plus direct au plus subtil, était enregistré à mon insu, et qu’une synthèse m’était révélée, réduisant finalement la bulle de l’autre à sa plus simple expression de Soi. Je n’ai jamais demandé que s’exprime les intentions du cœur, mais de toute évidence, c’est le message qui me parviens. Je n’ai pas trouvé de mode d’arrêt qui me permit d’y échapper. J’ai maintes fois résisté à ne pas le croire mais cela a été toujours eut un résultat à mes dépends. Alors je crois ce que j’entends, c’est ainsi plus facile à vivre qu’à subir. Bien sûr, je n’ai pas la prétention de valoir mieux que toutes ces bulles, mais ce qui me conforte, me rassure et me donne cette identité, c’est l’éloquence de ces indices, aussi troublants que justes. Les intentions se dévoilent et me sauvent de leur mesquinerie égocentrique. Je pensais qu’inconsciemment je refusais la différence de l’autre, que je pouvais être parfois trop strict, parfois trop laxiste dans mes échanges, mes convictions, mes pensées ; mais c’était sans compter le comportement de l’autre, ses manœuvres, et aussi ses paroles, qui s’impriment dans la mouvance du Monde comme des traces de soi à qui peut les saisir. Que je découvre alors un jour ou l’autre la transparence de son cœur est un fait que je ne pourrais nier. Parce qu’au hasard des rencontres, je cherche mes semblables. Que je ne sache pas mettre de rondeur à en exprimer le motif, ça, c’est ce qui constitue mon épine. La relation éclate parce que la transparence du cœur est compromise, pour l’un comme pour l’autre. Les différences intrinsèques sont trop évidentes pour que le contact perdure.

De nombreuses bulles m’ont approchées auparavant et elles n’étaient pas toujours agréables, et parce que, finalement, elles se révèlent fausses et narquoises, je ne prends dorénavant plus de gants pour exprimer le fond de ma pensée. Parfois aussi, je préfère me taire. Je tente ainsi d’évoluer, en admettant sincèrement que je ne sois pas aussi gentilhomme que je le prétends. De bons amis – du moins le pensais-je - disparaissent ainsi, parce que je découvre que leurs motivations conscientes n’est pas ce que leur fond de commerce ou que leur façade polie reflète et cache. Je n’aime pas que l’on me force la main, discrètement, au cas où je ne m’en apercevrais pas. Je ne devrai pas à avoir à l’exprimer car je crois au respect mutuel. Par ce don qui m’est donné de voir battre le cœur de la bulle, mon propre cœur souffre, au début, de planter un miroir devant le visage de l’autre. Je m’y fait. C’est ma vie, mon karma. Ne doutez pas que des bulles n’aient à aucun moment tenté de me montrer la transparence de mon cœur, elles l’ont fait…

Si seulement les bulles regardaient dans ce miroir, au lieu de trouver un échappatoire en projetant la faute sur l’autre, quelle félicité de découvrir ce que l’on prétend ou croit être, quelle honte, quelle crainte ou peur, peut nous terrer au plus profond de nous même. Tout ceci n’est que le bouillonnement d’un monde qui tente de tirer sa meilleur épingle du jeu, ou qui attend que déborde la casserole dans laquelle cuit le jus de notre multitude, pour peu que la main qui régule la flamme de la cuisinière mondiale, ne jette l’eau du bouillon pour tenter d’effacer le désastre d’une cuisson mal préparée…

J’ai fait un rêve… j’ai rêvé que tous, hommes, femmes, enfants, pouvaient vivre en harmonie, libres et égaux.


Zac Le Poete

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