Thèse, antithèse, synthèse

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Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Caribou » 28 déc. 2018, 22:22

Bonjour à tous,

Si vous avez du temps libre, voici une thèse rédigée par William Houllé (docteur en psycho) en 2017 qui étudie le ressenti de l'annonce d'une sclérose en plaques à la fois chez les patients mais aussi (et beaucoup) chez les neurologues.

C'est très intéressant d'avoir leur vision et de voir les neurologues discuter à bâton rompus, de voir leur ressenti, leurs difficultés et leur émotions. Ça aide aussi à comprendre certaines de leur réactions que l'on peut trouver parfois déconcertante...
Je vous le conseille, je me le suis fadé et certaines parties peuvent être zappée, en revanche, toute sa description des entretiens qu'il a eu avec les neuro nous donne beaucoup d'info, ça aide à relativiser...
On va quand même pas les oublier ces petites bêtes là !

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01905082/document

Bonne lecture !

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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Nostromo » 28 déc. 2018, 23:16

Salut Boubou,
Caribou a écrit :https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01905082/document

Bonne lecture !
Un immense merci, je sais quoi lire ce soir :)

Bizzz,

JP.

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Message non lu par Caribou » 28 déc. 2018, 23:20

J'espère que tu as les yeux bien ouverts pour de la psycho/philo ! :shock:

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Message non lu par Nostromo » 28 déc. 2018, 23:29

Je te dirai. Demain, ou peut-être plus tard :). Bonne nuit !

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Message non lu par maglight » 29 déc. 2018, 09:02

coucou tout les 2

Merci, boud'chou....celui la ma foi, pourrait peut être rendre service. :wink:
j'ai plus qu'a le rajouter à mon panier....euh avec "hors de moi" et la bible de patrick...
Combien de page celui-là ....
Nostromo, sinon , une petite "synthèse ? :mrgreen:
Tchuss vroum

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Message non lu par Bashogun » 29 déc. 2018, 09:56

Mille mercis, gente Caribou !
J'y jette un œil et vous dis.
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Message non lu par Caribou » 29 déc. 2018, 11:03

Combien de page celui-là ....
Lol, 500 pages... :mrgreen: Si tu fais celui sur le régime Seignalet avant, on en reparle dans 5 ans quand tu l'aura fini ^^

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Message non lu par Barbara92 » 29 déc. 2018, 11:28

Oui j'ai vu les 500 pages jme suis barrée mdr

Peut être l'année prochaine quand j aurai un peu plus de temps :mrgreen:

Comme le propose Mag si quelqu'un veut faire un résumé ça serai cool lol

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Message non lu par maglight » 02 janv. 2019, 10:47

Combien de page celui-là ....
Lol, 500 pages... :mrgreen: Si tu fais celui sur le régime Seignalet avant, on en reparle dans 5 ans quand tu l'aura fini ^^
mdr
——
La relation médecin-patient se construit progressivement durant la phase des examens. L’intensité des investissements libidinaux au sein de cette dyade trouve alors son acmé lors de l’annonce du diagnostic de la maladie et de l’ensemble des annonces de mauvaises nouvelles propres à la pathologie, émises durant tout le parcours de soins.
page 46
Alors, si on lit de plus près !
L’intensité des investissements libidinaux au sein de cette dyade trouve alors son acmé lors de l’annonce du diagnostic
cokin
Carib' tu as la soluce ?
C 'est pas que je veux pas lire lol mais je me demande surtout si les mecs qui écrivent veulent être compris ? 3 mots en une phrase c'est trop ...Je n'ai pas pris la peine d'ouvrir le dico...si quelqu'un peut m'expliquer ce que ce type tente de dire. Merci d'avance
Tchuss

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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Caribou » 02 janv. 2019, 19:13

cokin
Carib' tu as la soluce ?
Lol, non.
Je parle pas le psychologue comme seconde langue, désolée... :mrgreen:

Je te conseille de commencer à partir de la page 141, c'est la qu'il commence vraiment à décrire ses entretiens avec les médecins et c'est là que ça deviens intéressant...

J'avoue que le résumé serai bien utile mais je suis pas prête psychologiquement à me le re-fader et je n'en ai pas retenu assez de chose pour en faire un brut de décoffrage...

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Message non lu par Bloub » 02 janv. 2019, 23:10

Caribou a écrit :
02 janv. 2019, 19:13

Je parle pas le psychologue comme seconde langue, désolée... :mrgreen:
Le psychanalyste, plutôt... trouver de la libido dans la relation neurologue-patient, plus freudien, tu meurs !
Enfin, l’idée générale est que la relation patient-médecin est plus intense au moment du diagnostic, non ? Merci beaucoup dr Freud pour cette révélation mdr .
Je te conseille de commencer à partir de la page 141, c'est la qu'il commence vraiment à décrire ses entretiens avec les médecins et c'est là que ça deviens intéressant...

Je ne l’ai pas encore lue en entier, loin de là, mais après avoir passé très très vite les parties précédentes, j’ai aussi beaucoup plus accroché à celle-ci.

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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Nostromo » 04 janv. 2019, 02:08

Bonjour bonjour,

Bon alors, je me suis (presque) tout fadé. La psychologie n’est déjà pas tout à fait une discipline dans laquelle j’excelle :), mais dans cette thèse il est beaucoup question de psychanalyse, Freud et Lacan sont souvent convoqués, et là, pour moi, ... c’est pire. Les 100 et quelques premières pages me sont ainsi parfois parues comme un verbiage pédant, mais sans doute est-ce dans une certaine mesure parce que je ne me sens aucune appétence pour Freud ni pour aucun de ses descendants. D’autres détails de forme sont tout aussi agaçants, comme de grossières fautes d’orthographe, volontiers récurrentes sur un même mot, qui n’ont pas leur place dans un travail de thèse. Je me suis d’ailleurs beaucoup demandé, par moment, si cela n’était pas le signe de l’utilisation d’un logiciel de dictée, genre Dragon.

Sur le fond, je ne sais pas si c’est une caracteristique propre à la psychologie, mais j’ai été agacé de voir que l’auteur se posait comme objectif, en début de travail, de démontrer sept hypothèses (que je vous laisserai le soin de découvrir, elles sont présentées dans la partie verbiage) ; hypothèses qui seront toutes effectivement démontrées à la fin de l’histoire. D’un point de vue de stricte démarche scientifique, une telle facon de procéder me laisse un goût amer sur le bout de la langue.

Il faut cependant toujours savoir dépasser la réaction de recul initial. En fait le gars a l’objectif d’analyser les relations neuros - patients, autant du point de vue du patient que de celui du neuro ; le tout, afin de rendre plus vivable pour les deux, l’annonce de mauvaises nouvelles (AMN) dans le cadre de la sep, afin également de proposer une sorte de protocole normalisé pour l’avenir et d’optimiser la relation de confiance réciproque entre patients et neuros. La démarche est très louable, et le gars y a travaillé avec conscience. Je ne sais pas dans quelle mesure ces buts pourront être atteints dans le futur, mais au moins ce travail aura-t-il le mérite d’exister et de poser des jalons.

L’AMN n’est pas limitée, dans la sep, au seul diagnostic : le passage en stade secondairement progressif se pose là aussi (on apprend que certains neuros peuvent, une fois qu’ils le savent, le taire pendant des années à l’intéressé : le traumatisme est alors trop fort pour le neuro) ou encore ne serait-ce que le recours à des « béquilles » comme sondes urinaires ou chaise roulante, très souvent particulièrement mal vécu par le patient.

Les entretiens avec les patients comme avec les neurologues sont passionnants et devraient donc permettre aux misérables vermisseaux de patients que nous sommes ;), de comprendre que si l’annonce du diagnostic est un moment qui ne nous laisse pas, en général, indifférents, le neurologue n’en mène pas large non plus. Pire : en tant que patient, on n’est jamais diagnostiqué (vraiment) qu’une seule fois, alors que les neuros interrogés vivent et revivent ce moment traumatisant jusqu’à des dix fois par mois. L’accumulation peut finir par avoir un impact désastreux sur l'équilibre émotionnel du praticien, eeeh oui...

La thèse aborde la problématique des traitements, mais d’une façon que j’ai trouvée beaucoup trop légère. Elle part ainsi du présupposé que ces traitements sont efficaces, un biais formel qui amène l’auteur à une certaine confusion, voire une occultation, quand il interviewe des neuros qui se permettent de ne pas tout à fait partager cet enthousiasme. J’aurais également souhaité, en 500 et quelques pages..., que soit réellement traité dans cette optique médicamenteuse, ce qui est de facto devenu le rôle principal du neurologue pour un patient sep : mesurer l’efficacité de ces traitements, éventuellement en changer. C’est d’autant plus dommage que la thèse insiste lourdement sur la relation de confiance réciproque dans la relation à long terme patient / neuro, or s’il y a un aspect sur lequel cette confiance prend tout son sens, c’est bien celui du traitement.

D’autres passages plus anecdotiques mais riches de sens, quand on apprend par exemple que « je ne sais pas » est une réponse qu’on enseigne aux étudiants en médecine à ne jamais prononcer devant un patient, alors qu’en neurologie elle serait peut-être justifiée plus souvent qu’on pense, et qu’en plus beaucoup de patients apprécieraient et comprendraient une telle honnêteté de la part de leur neuro (certains s’y livrent, mais ils sont minoritaires).

Un grand moment toujours anecdotique, mais significatif de la pression que le praticien peut ressentir : un neuro raconte le diagnostic qu’il a été amené à donner à une jeune femme, venue en consultation accompagnée de son fiancé, les deux tourtereaux devant se marier trois semaines plus tard. Et dans le couloir, toute la famille de chacun des deux, qui attend et fait monter la pression. J’en frissonne de déplaisir rien que de me représenter la scène : on ne se rend pas compte à quel point neuro peut être un boulot à la con :).

Ah sinon on découvre aussi (plus ou moins entre les lignes, mais ça reste très lisible) qu’il existe plusieurs profils psychologiques de patients à diagnostiquer, et à vrai dire je crois que chacun de nous, ou pas loin, devrait réussir à s’identifier à tel ou tel.

Bref, une lecture que je recommande, en particulier tout ce qui a trait aux témoignages.

Voilà voilà :)

Jean-Philippe

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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par maglight » 04 janv. 2019, 21:14

Bonsoir tous,
trouver de la libido dans la relation neurologue-patient, plus freudien, tu meurs !
Enfin, l’idée générale est que la relation patient-médecin est plus intense au moment du diagnostic, non ? Merci beaucoup dr Freud pour cette révélation
merci pour la traduction.Je pouvais pas comprendre le passage,
c'était hyper chaud entre nous, ça c'est un fait, :mrgreen:
du coup j'ai coupé a la page 140 et oui la c'est intéressant en plus d'être drôle
Bon alors, je me suis (presque) tout fadé.
ah oui quand même .
Les entretiens avec les patients comme avec les neurologues sont passionnants et devraient donc permettre aux misérables vermisseaux de patients que nous sommes ;), de comprendre que si l’annonce du diagnostic est un moment qui ne nous laisse pas, en général, indifférents, le neurologue n’en mène pas large non plus. Pire : en tant que patient, on n’est jamais diagnostiqué (vraiment) qu’une seule fois, alors que les neuros interrogés vivent et revivent ce moment traumatisant jusqu’à des dix fois par mois. L’accumulation peut finir par avoir un impact désastreux sur l'équilibre émotionnel du praticien, eeeh oui...
Ah bah, oui, voilà, le mien, j'ai pas su m'occuper de lui.Le pauvre! Je l'ai pas assez préparé pour l'emmener plus tôt a la pose de diagnostic.
Non mais oh, ragee les gars c'est pas eux qui ont la SEP
On va pas comparé l'annonce d'une maladie comme celle là, au choc du praticien de devoir annoncer au patient qu'il est malade., même 2 fois par jours.C'est leur travail, et ils l'ont choisi... déjà qu'ils n'ont pas l'obligation de résultat, non mais , je rêve ! :evil:
... on ne se rend pas compte à quel point neuro peut être un boulot à la con :).
ah si, je te rassure, on s'en rend compte...
Ah sinon on découvre aussi (plus ou moins entre les lignes, mais ça reste très lisible) qu’il existe plusieurs profils psychologiques de patients à diagnostiquer, et à vrai dire je crois que chacun de nous, ou pas loin, devrait réussir à s’identifier à tel ou tel.
Tiens, tiens, on reparle de profil ....
Ah bah, je crois que je me suis trouvé
La croyance selon laquelle les patients ne veulent jamais connaître la vérité subsiste auprès d’un tiers d’entre eux, un constat étayé par une étude de Sullivan, Lawrence & White (2001), qui montre clairement que les médecins sous-estiment le nombre de patients qui souhaitent obtenir des informations détaillées sur leur état de santé, 42% des médecins affirmant que les patients désirent un diagnostic précis et une présentation complète de la pathologie et de ses conséquences possibles. Un pourcentage qui semble faible au regard des 72% des patients de cette recherche qui souhaitent être informés avec détail de leur situation clinique. C’est un fait indéniable : l’annonce de diagnostiques confronte le patient à des expériences traumatiques. L’ensemble du corps institutionnel est touché et s’organise de manière plus ou moins adaptée et plus ou moins consciente afin de se protéger de ces éprouvés particuliers. Le sujet se trouvera dans l’obligation d’agir et de transformer la réalité de la situation pathogène pour enfin retrouver la confiance pour, sinon soigner le mal, au moins y faire face. Faire preuve d’honnêteté, de sincérité, pouvoir dire la vérité (« truth-telling ») a un effet sur la qualité de vie du patient en réduisant sa détresse, et reste un processus critique qui nécessite une formation spécifique pour les étudiants en médecine (Tang, Fang, Fang & Fujimori, 2013). « Les mots permettent d’inscrire les informations transmises » (Romano, 2010, p.627), de contenir l’angoisse et de limiter la fantasmatisation de la maladie. Divulguer ou cacher, dire ou mentir, ces questions nous renvoient d’emblée à la notion fondamentale de respect de la personne, au centre de nombreuses préconisations médicales et objet de nombreux textes de règlementations déontologiques et éthiques dans le champ de la médecine.
Bah, oui, je souhaite être informés avec détail de ma situation clinique. Les choix m'appartiennent. C'est ma vie et je veux pas qu'un gars ,même neuro, face des choix pour moi. Je crois bien que mon ex neuro a pas su établir la confiance recherchée :mrgreen:
Merci en tout cas pour la synthèse , je vais continuer la lecture, c'est vraiment drôle, la partie " entretiens" :mrgreen:
Tchuss

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Message non lu par Shed » 04 janv. 2019, 21:28

Et Marie-Thérèse, qu’est ce que vous en avez fait, où est ce qu’elle est encore passée ?
Ses 3 copines sont déjà là mais elle ?
En train de bouffer encore, comme d’hab ! Et c’est pour ça qu’elle est obèse, Marie Thérèse ! C’est Nino Ferré qui aurait été content, tout comme Gaston, qui a son téléphon qui son !!!



Ben, j’vais me contenter de synthèse, elle est sympa, elle ! … elle va me résumer tout ça, comme le résumé au dos des bouquins :-)

Bon dac, c’est où la sortie ? :oops:
Un pas, une pierre ... et zut, me suis encore cassé la gueule !

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Message non lu par Nostromo » 04 janv. 2019, 21:53

Shed a écrit :Et Marie-Thérèse, qu’est ce que vous en avez fait, où est ce qu’elle est encore passée ?
Ici :


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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Nostromo » 05 janv. 2019, 10:42

Salut Glam8,
maglight a écrit :Ah bah, oui, voilà, le mien, j'ai pas su m'occuper de lui.Le pauvre! Je l'ai pas assez préparé pour l'emmener plus tôt a la pose de diagnostic.
Non mais oh, ragee les gars c'est pas eux qui ont la SEP
On va pas comparé l'annonce d'une maladie comme celle là, au choc du praticien de devoir annoncer au patient qu'il est malade., même 2 fois par jours.C'est leur travail, et ils l'ont choisi... déjà qu'ils n'ont pas l'obligation de résultat, non mais , je rêve ! :evil:
Bin si, c’est un peu de ça qu’il est question tout de même dans cette thèse, de comparer tout ça. La relation de confiance ne peut fonctionner que dans les deux sens, jamais à sens unique. Le patient se prend une grosse baffe dans la figure, mais une seule fois (ou un peu plus en comptant les autres mauvaises nouvelles liées à la sep, mais les doigts de la main doivent le plus souvent suffire à couvrir une vie de sépien sous cet aspect), le neuro c’est des baffes certes plus petites, mais beaucoup plus fréquentes. L’extrait que tu cites par la suite met par ailleurs le doigt sur son manque de préparation, durant ses études, à minimiser tout autant l'impact de ces grosses baffes qu’il donne à chaque fois à quelqu’un de différent, que celui des petites qu’il est seul à se prendre en retour à chaque fois.

Je crains que pour toi le concept puisse sembler surprenant :), mais le neurologue est un être humain avant d'être un neurologue. En tant que tel, il n’est ni pire ni meilleur que toi ou moi, tout ce qu'on lui demande c'est de savoir des choses que tu ne sais pas, et sans lesquelles ton diagnostic est impossible. A côté de ça il peut avoir la psychologie d'un sergent instructeur, mais il peut aussi être déstabilisé, perturbé, par tel ou tel événement imprévu, ou par tel ou tel patient, ou par tel ou tel « cas ». Certains seront meilleurs que d’autres, d’autres pourront se montrer mauvais, selon les jours, selon l’inexpérience d’un cas particulier, selon comment ils digèrent leur repas de midi ou selon les résultats scolaires de leurs gamins, liste non exhaustive. J’étais comme ça avec mes clients, il m’arrivait d’avoir des « jours sans », et dès lors que j’avais conscience de mes propres faiblesses, au nom de quoi aurais-je attendu des médecins qu’ils soient des Übermenschen ?

Je t’ai, il y a peu, parlé de la façon dont j’avais acquis la certitude de mon diagnostic, à Boucicaut. Cette certitude est venue par la remise, au moment de mon départ en direction de la Salpé, d’un formulaire de demande d’ALD. Je vais rentrer un peu dans les détails :). Il ne m’avait pas fallu dix secondes, une fois le papier entre les mains, pour mettre un nom sur le mal mystérieux qui me rongeait : sclérose en plaques. Je relève la tête du papelard, je prends une profonde respiration et je m’engage dans la cour de l’établissement. En marchant dans la cour, quelques idées se bousculent dans ma tête : c'était une journée radieuse et presque chaude de novembre, la première depuis longtemps après des semaines de temps de merde, mes symptômes étaient en très nette décrue, ah et tiens, ce n’était finalement pas en passant par la morgue que j’effectuais mon départ de cet endroit, quant à ce que je venais de lire on aurait bien le temps de s’en occuper, mais pas maintenant. L’heure était clairement à l’optimisme et à la joie. Et voilà-t-y pas que sur ces entrefaites, paf ! je tombe sur la cheffe du service de médecine interne, à qui je devais mon (non-)diagnostic. « Alors ça y est, vous nous quittez ? » et autres banalités aimables essentielles pour créer du lien, il était plus facile de parler du beau temps plutôt que de la pluie. Avant de filer définitivement, je lui présente mon formulaire en demandant « ah au fait, vous vous pourrez peut-être me dire, je sors des admissions et ils viennent de me donner ça, vous auriez une idée de ce que c’est ? »

Ma question, pourtant ni agressive ni inquiète ni insistante ni rien (je te promets que le sentiment dominant, au moment où je l'ai posée, était la joie) mais à laquelle elle ne s’attendait pas, l’a immédiatement et visiblement plongée dans un profond embarras... et ses retranchements. Alors j’aurais certes pu la travailler au corps, étant donné son trouble du moment j’avais un créneau idéal pour pousser mon avantage, après il serait trop tard : lui communiquer l’information complémentaire qu’on m’avait, au cours du processus de diagnostic, laissé « par accident » accéder à mon dossier médical, or le croisement de ces deux sources ne laissait pas beaucoup de place au doute dans mon esprit : cela aurait été une façon de porter l’estocade à coups de marteau, mais je serais arrivé à mes fins. Seulement, en moins de temps qu’il ne m’en faut pour l’écrire je me suis posé la question « et à quoi bon ? », ... et une seule réponse s’est imposée : à rien. Des sanctions auraient été peut-être prises contre tel ou tel membre maladroit du personnel hospitalier qui les aurait méritées, certes, mais qui dans mon esprit ne les méritait pas, et surtout ces sanctions n’auraient rien changé à ma situation. Rien n'est donc venu gâter ma joie du moment, nous nous sommes quittés bons amis et sans heurts, ce qui ne m'a pas empêché, une fois le diagnostic officiellement posé, de lui écrire une petite lettre pour, principalement, la remercier et, accessoirement, regretter que l'information ne m'ait pas été communiquée par elle, mais sans entrer dans les détails qui motivaient ces regrets.

La sep est une saloperie à vivre, c'est une saloperie à entendre pour le patient, et c’est aussi une saloperie à annoncer. Le toubib qui finalement se charge du sale boulot n’y est pour rien... La colère est un passage obligé pour toi, mais elle est non seulement vaine : elle est nuisible, c'est un poison. Et c’est avant tout à toi que ce poison pourra finir par causer du tort. Dans ton cas particulier, je conçois qu'elle puisse être alimentée par le fait que toi et ton neuro n'étiez pas sur la même longueur d'ondes. Seulement, quand un dialogue de sourds s'installe entre deux individus, c'est à égalité chacun des deux qui a le pouvoir de tourner la molette et de retrouver la bonne fréquence, et ton interlocuteur n'avait aucune raison d'être plus apte que toi à y parvenir : si avoir suivi la spécialisation de neurologie apportait la moindre compétence en psychologie, depuis le temps ça se saurait... Il te faudra tôt ou tard arriver à dépasser cette colère, et pour cela rien de mieux qu’essayer de te mettre à la place de « l’autre », de l'objet de ta colère. Oui oui, ce que je te suggère c’est effectivement, en tant que sépienne, d’essayer de faire preuve d’empathie envers les neurologues mdr . Essaye, tu verras, ça ne mange pas de pain et ça ne pourra te faire que du bien.

Je t’embrasse, réfléchis à tout ça <2

Jean-Philippe

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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Caribou » 05 janv. 2019, 13:08

Salut Motrosno,
Salut Magligt,

Je suis plutôt d'accord avec ton analyse et ta synthèse
Le toubib qui finalement se charge du sale boulot n’y est pour rien...
Je rajouterai même qu'à la base, si le neurologue a choisi ce boulot, c'est plutôt pour essayer de soigner des gens, or il se retrouve à devoir annoncer une maladie au patient alors qu'il sait qu'il sera limité à un moment donné dans les solutions à apporter.

D'ailleurs, beaucoup de neurologue nous disent qu'il était infiniment plus difficile d'annoncer la SEP lorsqu'il n'y avait pas de traitement, parce qu'ils se contentaient de dire : "vous avez la SEP" mais sans rien avoir à proposer derrière. Si on imagine ça dans un autre métier, devant un client par exemple qui se retrouve confronté à un gros gros problème et la seule chose qu'on a à lui dire, c'est "je sais pas, j'ai pas de solution à vous proposer. Oui, ,le problème est là mais je peux pas vous aider." C'est déjà vraiment pas agréable pour un métier plus "classique" avec moins de responsabilité et des enjeux beaucoup moins importants alors dans le cas de la SEP...

Ça explique aussi pourquoi les neuro cherchent à nous refourguer absolument un traitement, parce que c'est la seule solution "officielle" qu'ils ont à nous proposer. Avec leur esprit cartésiens, même pas la peine d'envisager des traitements alternatifs qui n'ont pas fait leur preuve scientifiquement parlant.

Faut pas oublier que pour la majorité d'entre eux, ce qu'ils cherchent, c'est avant tout qu'on aille bien... Après ça n'empêche pas que comme dans toutes les professions, certains d'entre eux sont des connards et qu'ils faut réussir à les repérer et à s'en éloigner. :mrgreen:

Mais je vous l'juuuuuuuuuuuuure, les neuros ont un petit cœur qui bat aussi !

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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par Barbara92 » 05 janv. 2019, 20:01

Coucou vous,

Alors deux aspects m ont fait tilte :

- le médecin est un être humain comme tout le monde. Heuuuu, pas tant que ça, quand tu vois les études de malades qu ils ont fait, et ce qu'il faut faire pour réussir en médecine, ça relève quand même de l incroyable. Et j'en ai encore plus pris conscience quand j'ai vu le film 1ere année. Tu as deux étudiants, un passionné par la médecine et l autre qui arrive à enregistrer énormément d informations, c'est le 2eme qui réussit biensur :mrgreen: Ils sélectionnent des machines.
Donc ils sont quand même bien plus costaud que la majorité d'entre nous.

Et

- si le neurologue a choisit ce boulot c'est plutôt pour essayer de soigner les gens. Bas en fait en neurologie il y a quand même énormément de maladies incurables, c'est fou d'ailleurs. Donc guérir je ne sais pas, mais aider et oui c'est sur. C'est peut être le neuro chirurgien qui a le plus le capacité de guérir.

Voilà j'ai mis mon petit grain de sel lol bonne soirée.

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maglight
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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par maglight » 05 janv. 2019, 22:45

Miss Carib', Mister Shed and Mister Nostromo

En fait, merci,
Vous me faites réaliser que je fais dans la maltraitance à neuro :mrgreen:
Quand j'y repense, il m'esquivait dans les couloirs. C'est sûr qu'il a du rêver de moi, mais rien de glam
ça devait être ambiance film d'angoisse. :roll:
Mais je vous l'juuuuuuuuuuuuure, les neuros ont un petit cœur qui bat aussi !
Allez j'abdique, les neuros sont avant tout des hommes, comme les autres riree
Tout fragilou, qui aimeraient bien faire quelque chose pour nous aider mais ils sont limités et ce n'est pas un manque de bonne volonté.
De soeur Marie-therese à Joelle Masard, il y a pas loin. Une copine m'avait rebaptisée ainsi.
Je suis tombé sur un gars qui a pas trouvé le mode d'emploi. :roll:
Si je me mets dans sa peau,( jeu, auquel je joue souvent) j'aurais surtout pigé que je ne tombais pas sur le patient lambda. C'est d'ailleurs pour ça que je lui ai semblé difficile à manier...Ils savent faire pour la masse, mais si tu ne rentres pas dans les cases...ça se complique pour eux et pour toi.
J'attache beaucoup de sens à des mots comme Vérité , comme Sincérité et Confiance ... et il ne l'a pas compris.
On a le droit de pas savoir ou d'être mauvais, c'est pas le soucis, mais j'apprécie d'autant plus quand on s'en rend compte, et qu'on l'admet vite...c'est justement faire preuve d'intelligence.
Je ne suis pas tomber sur celui qu'il me fallait...mais grâce à vous, je me sens chanceuse qu'il ne m'aie pas fait un procès pour harcèlement moral! :?
Le seul neurologue qui puisse m'aller sera celui pour qui j'aurais de l'estime. Quelqu'un d'humble avec une grande ouverture d'esprit...et qui comprendra que c'est un travail de collaboration que j'attends.
Je ne perd pas espoir qu'il existe :)
Ça explique aussi pourquoi les neuro cherchent à nous refourguer absolument un traitement, parce que c'est la seule solution "officielle" qu'ils ont à nous proposer. Avec leur esprit cartésiens, même pas la peine d'envisager des traitements alternatifs qui n'ont pas fait leur preuve scientifiquement parlant.
Ah oui leur esprit cartésien.... et justement là aussi, cette façon limitative d'aborder la médecine me sidère.
La médecine allopathique se sent vierge de toute inspiration...elle renie tout le reste.
Cette étroitesse d'esprit me chiffonne.
Et quand a la médecine alternative, il n'y a pas de recherche .
Le jeûne, par exemple, pourrait être une aide pour les malades. Pourquoi ne cherche-t-on pas ?
....on pourrait y voir un soin qui coute pas grand chose, une aubaine !
bah nan !
Ici, ça éveille encore ma méfiance et avec tout ça, il va leur être difficile de m'apprivoiser.
Dommage, il aurait été plus confortable de trouver un petit prince. goaler
Je vais peut-être tenter de mettre une petite annonce :
Cherche neuro sensé et sincère, ouvert a toutes les médecines traditionnelles et plus, si affinité :mrgreen:
Sait-on jamais :wink:

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maglight
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Re: Thèse, antithèse, synthèse

Message non lu par maglight » 05 janv. 2019, 23:13

hey baaaaaaaaaarb'
c'est gentil de venir nous faire coucou
Heuuuu, pas tant que ça, quand tu vois les études de malades qu ils ont fait, et ce qu'il faut faire pour réussir en médecine, ça relève quand même de l incroyable. Et j'en ai encore plus pris conscience quand j'ai vu le film 1ere année. Tu as deux étudiants, un passionné par la médecine et l autre qui arrive à enregistrer énormément d informations, c'est le 2eme qui réussit biensur :mrgreen: Ils sélectionnent des machines
Donc ils sont quand même bien plus costaud que la majorité d'entre nous.
-euh, un mec qui a beaucoup de mémoire et qui a une réflexion de planche à repasser... c'est possible 8)
- Si il prennent le mauvais, forcement si tu tombes dessus, tu t'en rends comptes.
Quant à leurs longues études,
-ok, faut s'accrocher et aimer l'école. Mais est-ce que ça suppose une capacité intellectuelle hors norme ?
-Tu peux te demander, si le gars pour ce farder x année de médecine, il est juste normal ?!
-il a du passer a coté de pas mal de truc, l'air de rien, si il est studieux! :mrgreen:
L'expérience du monde qui nous entoure est au moins aussi importante que d'étudier.
Mais ça c'est pas à l'école que tu l'apprends. 8)
Voilà pourquoi certains réussissent , sans avoir fait d'étude !
Tchuss

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